RELAIF A UNE ETUDE DE BASE DANS LE CADRE DE LA MISE EN OEUVRE DES ACTIVITES DU PROJET " VOICE "

Termes de Référence pour une Etude de base dans deux communes de Sikasso et une de Mopti dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet « VOICE »

 

  1. Contexte de l’étude

Dans la plupart des pays du Sahel comme le Mali, l’économie est essentiellement basée sur l’agriculture et l’élevage.

 

Les défis qui se posent au système agricole malien sont nombreux, entre autres nous pouvons citer l’accès aux facteurs de production pour des couches sociales marginalisées telles que les femmes, les filles et les personnes vivant avec un handicap. 

Dès lors, la terre et les ressources financières deviennent des éléments fondamentaux pour la promotion des activités économiques, surtout en milieu rural.

La Loi d’Orientation Agricole (LOA), adoptée en 2006 par l’Assemblée nationale du Mali, vise à promouvoir la création d’un environnement propice au développement d’un secteur agricole bien structuré. Cette structuration du secteur agricole tient compte des aspects liés à l’accès de tous aux facteurs de production, à la transformation, au transport, au commerce/distribution et autres facteurs agricoles. Elle traduit ainsi la volonté de tous les acteurs du secteur agricole (l’Etat, les collectivités territoriales, les producteurs, la société civile et les partenaires au développement).

En milieu rural en général et singulièrement dans les zones du projet, les femmes, les jeunes et les personnes en situation de handicap accèdent difficilement aux facteurs de production. Ceux qui en ont accès, n’ont pas le contrôle même si la loi d’orientation agricole stipule respectivement en ses articles 53 et 54 que : L’Etat assure l’équité des droits entre les femmes et les hommes en milieu rural, en particulier dans l’exploitation agricole. L’insertion des jeunes dans toutes les activités liées aux métiers Agricoles constitue une priorité pour l’Etat et les collectivités locales.

 

Le présent projet  s’inscrit dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations rurales notamment les femmes, les jeunes (filles et garçons) et les personnes en situation de handicap par leur accès aux ressources (terres, finances) à travers le renforcement de leur capacité de veille et d’influence dans les cercles de  Sikasso et de Mopti  au Mali où les femmes, les jeunes et les personnes en situation d’handicap constituent des couches vulnérables voire marginalisées par rapport à l’accès et au  contrôle des facteurs de production, bien que constituant la majeure partie de la main d’œuvre en milieu rural. 

Le projet est basé sur une approche inclusive qui combine les stratégies de mobilisation, d’information, de sensibilisation, d’autonomisation, de collecte et de traitement des données et de plaidoyer/lobbying, en faveur d’un changement de politiques et de pratiques à l’égard des couches ci-dessus citées.

Le projet vise l’amélioration des conditions de vie des populations rurales face à la problématique de l’accès et du contrôle foncier par le renforcement de leur capacité de veille et d’influence grâce à l’utilisation des nouvelles technologies dans les zones du projet. D’où les présents Termes de Références pour faire l’état des lieux des structures de bases existantes et les besoins d’accompagnement.

 

  1. Zones et cibles de l’étude

 

L’étude sera menée dans les communes de Natien et Kaboila du cercle de Sikasso et la commune de Sio du le cercle de Mopti. Elle concernera les autorités communales, les chefs coutumiers et légitimités traditionnelles, les organisations communautaires de base (groupes d’épargne et de crédit EPC, associations et coopératives de producteurs, singulièrement cas des personnes vivant avec un handicap, les jeunes filles de 12 à 17 ans) et les structures de santé.  

 

  1. Objectifs de l’étude

 

3.1.         Objectif général

 

Faire un état des lieux exhaustif des organisations communautaires de base (groupes d’épargne et de crédit EPC, associations et coopératives de producteurs, singulièrement cas des personnes vivant avec un handicap, groupes de filles de 12 à 17 ans) et des structures de santé d’une part et d’autre part valider les indicateurs clés de mesure des activités du projet.

 

3.2.         Objectifs spécifiques

Ø  informer les communautés cibles sur le projet ;

Ø  réaliser une cartographie exhaustive des OCB dans les zones d’intervention du projet ;

Ø  valider les indicateurs clés identifiés auprès des bénéficiaires ;

  1. Résultats attendus :

ü  les communautés cibles sont informées sur les objectifs, les activités, les zones, les cibles, et les partenaire du projet ;

ü  une cartographie exhaustive des organisations communautaires de base (groupes femmes et jeunes filles, associations et coopératives de producteurs, singulières celles des personnes vivant avec handicap) et des structures de santé est réalisée dans les zones d’intervention du projet ;

ü  les indicateurs clés du projet identifiés sont validés auprès des bénéficiaires ;

 

  1. Questions de diagnostique :

-          Qui sont les cibles du projet ?

-          Où les trouve-t-on ?

-          Quelles activités mènent- elles ?

-          Combien sont-elles ?

-          Quelle est leur origine socioprofessionnelle ?

-          Pourquoi sont-elles en dehors du système ?

-          Que faut-il faire pour les impliquer ?

 

  1. Approche ou exigence méthodologique :

Le/la consultant (e) (personnalité physique ou morale) doit combiner l’approche quantitative et qualitative. Dans cette logique, il doit recueillir des chiffres et des données qualitatives. Pour ce faire, il doit concevoir et élaborer des outils conséquents et en adéquation avec l’approche méthodologique développée. En outre, il est recommandé que le processus de collecte s’inscrive dans une logique participative.

L’implication active des communautés/populations à la base est donc exigée. Nul ne maîtrise mieux que ces populations, les réalités locales.  C’est également eux qui connaissent mieux les besoins. Ils sont à l’origine des choix des systèmes de production.

Les données doivent être organisées, analysées et interprétées pour justifier les choix. Sur cette base, le/la consultant (e) doit soumettre un rapport analytique pour dégager les meilleures stratégies d’intervention.

 

  1. Sources des données

Le consultant doit fournir des données valides, fiables et solides. Les sources peuvent être : les autorités communales, les autorités villageoises et légitimités traditionnelles,  les présidents des coopératives et associations de producteurs,  les leaders féminins et les agents de santé.

 

  1. Qualité et mandat du/de la consultant (e)

Le/la consultant (e) souhaité doit :

Ø  être titulaire d’un diplôme poste universitaire en sociologie, en sciences agronomies ou en économie rurale ou dans un domaine connexe ;

Ø  démontrer une expérience d’au moins de 5 ans dans le domaine des consultances ;

Ø  démontrer une bonne connaissance de l’évolution du système agricole malien et ses caractéristiques actuelles ;

Ø  être capable de diriger une équipe de travail ;

Ø  être disposé à travailler sous pression et dans des conditions rurales ;

Ø  les candidatures féminines sont vivement encouragées.

Le/la consultant (e) doit personnellement assumer les responsabilités ci-après :

Ø  proposer une offre technique et financière ;

Ø  proposer un calendrier détaillé des activités allant de la signature du contrat au dépôt du rapport définitif  en passant par l’élaboration des outils de collecte ;

Ø  proposer une équipe compétente de collecte des données ;

Ø  conduire la mission de collecte des données sur le terrain ;

Ø  mettre sur pied un mécanisme de contrôle de qualité de la collecte des données ;

Ø  recueillir, organiser, traiter, analyser et interpréter les données ;

Ø  rédiger et présenter le rapport à un comité mis en place pour la circonstance ;

Ø  intégrer les observations faites pendant la restitution et finaliser le rapport.

Ø  préparer et introduire les factures auprès de la trésorerie ;

Ø  collaborer étroitement avec le consultant chargé de la mise en place de la plate-forme.

 

  1. Durée de la consultation

Il est accordé au consultant 30 jours francs pour conduire cette étude.

 

  1. Dispositions techniques

Un contrat précisera les conditions juridiques et réglementaires.

 

Date limite  de dépôt des candidatures: Au plus tard le 12 octobre  2017 à 15h00.

 

Bamako, le 6 octobre 2017.

                                 Le Gestionnaire

                                       Moussa DIAKIT