RELATIF AU PROGRAMME ( PADV )

 

 

Termes de référence de l’évaluation

« Programme Appui au Développement des Populations Villageoises dans les Paroisses

de Béléko et de Fana, diocèse de Ségou » 

« PADV »

 

 

 

 Présentation générale de la Caritas :

1.1.         Création :

La CARITAS MALI est un organisme de l’Eglise Catholique, placé sous la responsabilité de la Conférence Episcopale du Mali (CEM) et affilié à « CARITAS INTERNATIONALIS » dont le siège social est basé à Rome.

Le Secrétariat National de CARITAS MALI, met en œuvre ses actions à travers les Caritas Diocésaines dont : Kayes, Bamako, Ségou, San, Sikasso et  Mopti.

Tout en ayant son autonomie propre, la Caritas du Diocèse de Ségou appartient à la structure nationale de Caritas Mali, ex SECAMA créé le 06/12/1973, avec le Numéro d’accord cadre 113 du 15/12/1988 et l’accord cadre N° 0359/ 000113 du 17 mars 2008

Dans son action, la Caritas du Diocèse de Ségou, privilégie l’appui technique et matériel dans les domaines sous-cités.

1.2.         Domaines d’intervention :

Les différents domaines d’intervention sont : le social caritatif et assistance humanitaire, la sécurité alimentaire, l’environnement et l’agriculture durable, l’hydraulique rurale et les aménagements hydro agricoles, le développement économique local et AGR, la santé, le VIH/SIDA, la promotion de la femme, l’animation rurale et l’éducation, le renforcement des capacités, la communication et les enfants de la rue.

1.3.         Localisation :

Centre Abbé Gabriel CISSE, sis à la mission catholique de Ségou.

BP : 109 – Ségou. Tél : (00223) 21.32.04.05

Email :secret.caritassegou@gmail.com 

1.4.         Mission :

Au service de l’Eglise Catholique, la Caritas Ségou à l’image de toutes les autres Caritas a pour mission de servir les pauvres et de promouvoir la paix et la justice partout dans le monde.

  1. Contexte  de l’évaluation :

Depuis Février 2015, la Caritas du diocèse de Ségou a bénéficié auprès de ses partenaires pour une durée  de 3 ans (projet qui sera évalué), le financement d’un programme intitulé « Appui au développement des populations villageoises dans les paroisses de Béléko et de Fana, diocèse de Ségou ».

C’est un programme d’appui au maraîchage dans dix (10) villages de la commune de Dièdougou, paroisse de Béléko et dans un (1) village de la commune de Wacoro, paroisse de Fana.

Il s’articule autour de deux (2) principales lignes d’action dont :

-          La sécurité alimentaire ;

-          Le Développement des filières de productions (échalote et pomme de terre) et diversification des produits maraîchers.

Les villages suivants sont concernés : Niéfia dans la commune rurale de Wacoro ; Béléko soba, Diawarila, Fienkala, Filala daminè, Dougouyala, Guéguéna bamana, Guéguéna filala, Famola, Singala et Diana dans la commune rurale du Diédougou.

Les activités du programme couvrent une partie de la 2e région administrative du Mali située dans le diocèse de Ségou.

Le programme bénéficie du soutien de trois (3) partenaires :

-          Caritas Autriche/Innsbruck ;

-          Secours Catholique/Caritas France ;

-          Caritas Espagne.

Le coût total du programme s’élève à : 239 564 024 F CFA soit 365 213 Euros.

III.            Rappel des objectifs du programme :

3.1- Objectif Général :

Réduire la pauvreté  des populations de 11 villages des communes de Diédougou et de Wacoro dans le diocèse de Ségou.

3.2- Objectif Spécifique :

Améliorer les conditions de vie des populations dans les villages d’intervention du projet à travers la production, la diversification et la commercialisation des produits maraîchers.

  1. Les principales activités prévues dans le programme sont :

-          Sécuriser 11ha de parcelles maraîchères contre les animaux en divagation ;

-          Accompagner 11groupements de base dans 11 villages et assurer leur formation en vie associative les rendant plus professionnels autour du maraîchage ;

-          Construire 3 magasins de stockage/conservation d’échalote ;

-          Former théoriquement et pratiquement les producteurs sur les techniques de          

               l’agriculture durable ;

-          Accompagner les producteurs à s’ériger en coopératives maraîchères, appliquant les techniques d’agriculture durable, de défense et de restauration des sols ;

-          Accompagner les producteurs pour la mise en place de systèmes adaptés à l’exploitation de matériel de production et de transport de la fumure organique ;

-          Conseiller les producteurs pour la mise en place de systèmes d’approvisionnement en semences adaptés et de qualité ;

-          Apporter un appui conseil aux membres des 11 groupements encadrés par rapport à la gestion de leur production et revenus ;

-          Sensibiliser les populations des 11 villages à l’élaboration des conventions locales par rapport à la gestion des ressources naturelles par l’animation des cadres de concertation entres les acteurs ;

-          Former les responsables villageois et les élus communaux à la prévention et la gestion des conflits ;

-          Favoriser la diversification de la production agricole et le développement du petit élevage dans les 11 villages ;

-          Construire une piste rurale en latérite de N’Djifina à Nièfia etc.

  1. Justification de l’évaluation :

L’évaluation externe se justifie par la volonté des différents partenaires de :

-       Faire le point sur les réalisations du programme ;

-       Faire une analyse critique de la gestion du programme ;

-       Apprécier les stratégies utilisées et les résultats obtenus ;

-       Apprécier l’impact du programme sur les bénéficiaires ;

-       Faire des recommandations relatives aux stratégies d’intervention et proposer des axes d’intervention pour les interventions futures.

  1.  Objectifs de l’évaluation :

L’évaluation a pour objectifs de :

  • Analyser le contexte et apprécier le niveau de contribution et l’impact recherché du programme ;
  • Analyser le contexte et apprécier :

-          l’organisation et la gestion du programme ;

-          le système de planification et de suivi/évaluation du programme ;

-          les approches/stratégies utilisées par le programme ;

  • Evaluer la pertinence de l’objectif spécifique (effets directs) du programme par rapport aux prévisions du cadre logique ;
  • Evaluer l’efficience et la viabilité des résultats obtenus par rapport aux prévisions du cadre logique ;
  • Evaluer la pertinence et l’efficacité des activités du programme ;
  • Mettre en évidence les acquis et les insuffisances, les opportunités et les menaces ;
  • Evaluer/proposer des types de partenariats ;
  • Evaluer les impacts du programme ;
  • Faire des propositions stratégiques en termes de recommandations pour une prochaine phase quadriennale « 2018-2021 », en tenant compte des acquis du programme, des lignes d’intervention et des stratégies des principaux partenaires techniques et financiers, des politiques et stratégies nationales notamment : le cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté, les différentes stratégies sectorielles et/ou spécifiques  de développement social et économique au Mali.

VII.         Résultats attendus de l’évaluation 

Les résultats attendus de l’évaluation sont :

-       La gestion du programme est évaluée sur le plan organisationnel et institutionnel ;

-       Les résultats qualitatifs et quantitatifs par ligne d’activité sont évalués ;

-       Les impacts qualitatifs et quantitatifs  par ligne d’activité sont évalués ;

-       Une proposition d’amélioration des stratégies d’intervention est faite ;

-       Des recommandations pour une nouvelle planification/reformulation (interventions) sont faites ;

-       Un rapport comprenant  les aspects ci-dessus cités est fait ;

-       Un résumé du rapport d’évaluation est fait.

VIII.       Les points clés :

L’évaluation portera une attention particulière sur les points suivants :

-         La gestion du programme et son évaluation conformément au cadre logique ;

-         L’analyse spécifique de chaque ligne d’action/activité et leur évaluation conformément au cadre logique.

  1. La gestion du programme :

D’une manière générale les évaluateurs feront une analyse de la structure du cadre logique en vérifiant le respect des différents niveaux du programme : l’objectif général,  l’objectif spécifique et les activités.

De façon spécifique l’évaluation fera une analyse du programme à travers les points suivants :

  • La pertinence ;
  • L’impact ;
  • L’efficacité ;
  • L’efficience ;
  • La durabilité.

9.1.         Par rapport à la pertinence :

-          Vérifier l’adéquation entre les actions du programme et les préoccupations des bénéficiaires ? Est-ce que ces actions répondent aux besoins des populations et notamment ceux des femmes ?

-          Les objectifs définis par le programme sont-ils appropriés ?

-          Les activités et les résultats du programme sont-ils en cohérence avec l’objectif  général de développement ?

-          les actions du programme sont-elles en conformité avec les orientations de développement (nationales et locales) ?

9.2.         Par rapport à l’impact :

-          En considérant les lignes d’action, quels sont les changements induits par le programme pour ce qui concerne la vie des bénéficiaires (sur le plan social, économique, environnemental, tout en tenant compte de la dimension genre) ?

-          En quoi ces changements sont imputables aux activités du programme ?

-          Y’a-t-il d’autres facteurs qui ont contribué à l’obtention de ces changements ?

-           Quels sont les effets directs et les effets indirects du programme ?

-          Est-ce qu’il y a eu des effets non attendus (positifs ou négatifs)?

-          Y-a-t-il eu des innovations qui ont été bien appréciées et répliquées ?

9.3.         Par rapport à l’efficacité :

-          Les objectifs/résultats initiaux étaient-ils réalistes ?

-          Apprécier l’atteinte des objectifs du programme/ Dans quelle mesure les objectifs ont-ils été atteints ou sont-ils sur le point d’être atteints ?

-          Identifier et analyser les principaux facteurs de succès et les contraintes qui influencent la réalisation du programme ;

-          Ce qui a été réalisé par rapport à ce qui était prévu ;

-          Quels sont les nouveaux défis à prendre en compte dans la perspective d’une nouvelle planification/reformulation 

9.4.         Par rapport à l’efficience :

-          Apprécier les résultats obtenus en fonction des ressources utilisées en rapport avec les prévisions initiales ;

-          Le programme a-t-il été réalisé de manière économiquement justifiable ? Quels éléments permettent d’étayer les réponses ?

-          Quelle est la relation coût-utilité ? Y-a-t-il des alternatives pour réaliser les mêmes résultats avec moins d’efforts/moyens ?

-          Les objectifs ont-ils été atteints à temps ?

-          Existe-t-il des systèmes fonctionnels de gestion et d’administration dans le programme ?

9.5.         Par rapport à la durabilité :

-          Dans quelle mesure les actions du programme peuvent être pérennes ? Dans quelle mesure le/s public/s concerné/s sont-ils capables et disposés á sauvegarder les impacts positifs de l’intervention sans soutien à long terme ?

-          Apprécier comment les populations ont été acteurs dans les différentes phases du projet ?

-          Y-a-t-il des facteurs importants qui influencent la réalisation de la durabilité des actions ?

-          Dans quelle mesure les stratégies utilisées dans le programme sont appropriées ? En quoi ces stratégies contribuent à la durabilité des actions ?

9.6.         Autres aspects importants à prendre en compte par rapport la gestion du programme :

-          Apprécier le système d’intervention ;

-          Apprécier le système de suivi ;

-          Apprécier l’approche agriculture durable ;

-          Apprécier l’ancrage institutionnel du programme (collaboration avec les autres partenaires dans le contexte de la décentralisation) ;

-          Est-ce que la conception du projet était différenciée par rapport au sexe et y a-t-il une analyse du genre ?

-          Est-ce que les femmes et les hommes tirent un avantage égal du projet ?

-          Dans quelle mesure les bénéficiaires ont participé dans tous le cycle du projet (évaluation des besoins, planification, mise en œuvre, suivi, évaluation) ;

-          Comment le projet a-t-il  renforcé l’organisation et la structuration des populations  pour améliorer leurs productions et leur environnement (à travers les aménagements de périmètres maraîchers, le maraîchage et l’agriculture durable)  et faire avancer le droit à alimentation.

  1. Démarche/méthodologie et parties prenantes :

La méthodologie sera une combinaison de moyens avec les étapes suivantes :

Þ Un atelier de démarrage avec l’équipe d’encadrement du programme ;

Þ L’analyse documentaire du programme ;

Þ La collecte des données sur le terrain :

-         l’entretien avec l’équipe d’encadrement du programme ;

-         l’entretien avec des représentants des bénéficiaires ;

-         l’entretien avec les autorités locales (chefs de village, responsables communaux, administration) ;

-         l’entretien avec d’autres personnes ressources (Services techniques, ONG, prestataires).

Þ L’analyse des résultats et leur présentation /une séance de débriefing à la coordination de Caritas Ségou ;

Þ L’élaboration du rapport provisoire ;

Þ Discussion dans un atelier de restitution ;

Þ L’intégration des observations des Commanditaires (Coordination Diocésaine et Partenaires du Nord) ;

Þ La rédaction du rapport final.

Durée et Lieu :

Elle durera 21 jours  et sera réalisée dans les communes de Béléko (10 villages situés dans un rayon de 10 km) et Wacoro (1 village situé à 5 km de N’Djifina sur la route principale Fana/Béléko).

Cela inclus les  jours de voyage, de travail sur le terrain, de rapportage et toutes autres activités relevant de cette consultation.

XII.         Calendrier et Rapport :

12.1. Calendrier :

Le calendrier suivant  sera respecté :

-       Analyse documentaire et élaboration des outils :                                    3 jours

-       Collecte des informations sur le terrain :                                         11 jours

-       Analyse des données et rédaction du rapport provisoire :                   5 jours

-       Restitution  des résultats :                                                                1 jour

-       Rédaction rapport final :                                                                   1 jour

12.2. Rapport :

Le rapport comportera les parties suivantes :

  1. Une partie synthèse en une (1) à deux (2) pages comportant :

-         une brève description de l’organisation porteuse du programme évalué ;

-         les objectifs de la mission et la méthodologie utilisée par l’évaluateur ou l’équipe ;

-         les principales conclusions/réponses aux questions posées dans les termes de référence et une appréciation globale du travail réalisé ;

-         les principales recommandations.

  1. Une description et évaluation du déroulement de la mission, des méthodes et des procédures appliquées au cours de celle-ci ;
  2. Une partie principale consacrée au traitement des point-clés comme défini dans les termes de référence ;
  3. Des conclusions, intégrant les enseignements généraux à tirer ;
  4. Des recommandations à décliner par ordre de priorité ;
  5. Une partie annexe.

Les outils d’enquête et de dépouillement sont attachés en annexe du rapport.

XIII.       Profil du consultant :

-       Connaître le monde des ONG et des OSC ;

-       Avoir une expérience confirmée (minimum 5 ans) sur les méthodes participatives de planification et de mise en œuvre de programmes de développement ;

-       Avoir une bonne expérience dans le domaine de l’évaluation des projets/programmes socio-économique, du développement rural, développement économique local ;

-       Avoir une bonne connaissance dans le domaine de la Sécurité Alimentaire.

XIV.      Dossiers de candidature :

Les soumissionnaires intéressés par cette offre sont invité à déposer leur offre technique et financière sous plis fermé ou par Email : secret.caritassegou@gmail.com au plus tard le Mercredi 26 Avril 2017 à 16h à la coordination de Caritas Ségou.

  1. La proposition technique comprendra les documents suivants :

-       Une note de méthodologie de mise en œuvre de la mission ;

-       Une présentation des expériences ;

-       Une copie du CV du ou des consultants affectés à la mission ;

-       Une copie certifiée de l’agrément ;

  1. Offre financière :

-       Inclure tous les frais de la réalisation de l’évaluation et la forme de paiement proposée ;

-       Présenter une offre économique la plus détaillée possible.

Dans un délai maximum de 10 (dix) jours à la suite de l’ouverture des propositions, on communiquera aux soumissionnaires les résultats.

La formalisation du contrat devra s’achever dans un délai maximum de 5 (cinq) jours suivant la réception de la notification de choix définitif.

Le cabinet retenu s’engage à l’exécution du contrat par lui-même.