Manifestation d’intérêt pour des consultants -formateurs

 

Organisations : Groupe Danois de Déminage -DDG et le Réseau Ouest-Africain pour l’Edification de la Paix -WANEP

Projet : Programme de Leadership Féminin pour une Gouvernance Inclusive de la Sécurité dans le Sahel https://www.plfsahel.com/

Région : Afrique de l’Ouest

Lieu de mise en œuvre du projet : Mali, Niger et Burkina Faso

Langue requise : Français

Types de contrat : Contrat de consultance ponctuel

 

1       A propos de DDG et wanep

1.1      LE GROUPE DANOIS DE DEMINAGE

DDG est une unité technique spécialisée au sein du Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC). Il s’agit d’une unité de lutte contre les mines terrestres et la violence armée dont la mission est de créer un environnement sûr où toutes les personnes - hommes, femmes, filles et garçons puissent vivre à l’abri de la violence armée et des risques posés par les restes de conflit. Dans les contextes fragiles, en particulier, DDG met en œuvre des initiatives de consolidation de la paix, la médiation de conflits et de prévention de la violence armée, en traitant non seulement les risques liés aux instruments de violence armée, mais également en s’attachant à renforcer la résilience au sein des communautés et au niveau individuel.

Dans le Sahel, DDG met en œuvre un programme transfrontalier de réduction de la violence armée centré sur l’amélioration de la sécurité des communautés transfrontalières dans la zone de Liptako-Gourma, région frontalière du Mali, Niger et du Burkina Faso.

Dans ces trois pays, DDG met aussi en œuvre le programme de leadership féminin pour une gouvernance inclusive de la sécurité dont l’objectif est de renforcer la voix des femmes de la société civile dans la gouvernance du secteur de la sécurité à travers la mise en place d’un vivier d’expertes.

1.2      LE RÉSEAU OUEST AFRICAIN POUR L’ÉDIFICATION DE LA PAIX : WANEP

Créé en 1998, WANEP est une organisation sans but lucratif œuvrant dans le domaine de l’édification de la paix avec une approche collaborative. Sa mission est de permettre et faciliter le développement de mécanismes de coopération en Afrique de l’Ouest, entre praticiens de l’édification de la paix au sein de la société civile et les organisations en favorisant des réponses collectives aux conflits violents, en fournissant un espace d’échange d’informations et de partage d’expériences sur des questions d’édification de la paix, de la transformation des conflits, de réconciliation sociale, religieuse et politique ; en promouvant les valeurs culturelles et sociales de l’Afrique de l’Ouest comme ressource pour l’édification de la paix.

Par ailleurs, WANEP s’attache à promouvoir l’édification de la paix sensible au genre et à renforcer les capacités des femmes en matière de promotion de la paix et de la sécurité humaine dans la région par le biais de son programme « Femmes dans l’édification de la paix ». WIPNET.

2       CONTEXTE

Le Programme de Leadership Féminin pour une Gouvernance Inclusive de la Sécurité dans le Sahel est une initiative innovante et collaborative qui vise à renforcer la voix des femmes de la société civile dans la gouvernance des questions de sécurité qui les affectent, elles et leurs communautés, à travers la mise en place d’un vivier d’expertes. Le projet s’attaque, à l’échelle du Sahel (Mali, Niger et Burkina Faso) à un double enjeu de gouvernance globale : d’une part, les inégalités de genre et leur impact sur la participation des femmes aux affaires publiques ; d’autre part, les enjeux de paix et de sécurité, notamment la nécessaire implication des civils à travers un prisme de sécurité humaine et une approche sensible à la participation, au dialogue avec les institutions, et au contrôle démocratique de l’action publique. L’initiative est mise en œuvre par le Groupe Danois de Déminage (DDG), l’unité technique du Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC) spécialisée dans les questions de paix et de sécurité humaine, en partenariat avec le Réseau Ouest-Africain pour l’Edification de la paix (WANEP), grâce à un financement de l’Union européenne.

Les femmes comme les hommes du Sahel sont affectées par une profonde crise sécuritaire, dont les ramifications politiques, humanitaires et en termes de cohésion sociale se vivent au niveau local tout en s’étendant à plusieurs pays.  Pourtant, lorsqu’il s’agit de prendre des décisions en matière de sécurité qui impacteront inévitablement sur la vie aussi bien des femmes et des filles, que celle des hommes et des garçons, la participation féminine fait souvent défaut, quand elle n’est pas purement symbolique. Les raisons avancées de cette exclusion manifeste renvoient à des stéréotypes sexistes qui renouvellent les barrières structurelles (institutionnelles, culturelles, économiques, etc.) qui entravent la participation des femmes et normalisent leur absence de l’espace public. Pourtant, des politiques de sécurité définies de manière inclusive sont mieux à même de répondre aux besoins réels de l’ensemble de la population, et non pas seulement d’une partie.

2.1      Normes, modèle, approches et outils :

Face çà ce défi, le Programme de Leadership Féminin propose de soutenir la création d’un vivier d’expertes, toutes issues de la société civile malienne, nigérienne et burkinabé, qui seront formées et accompagnées afin de participer de manière crédible et substantielle aux questions de sécurité, annulant ainsi les arguments selon lesquels les femmes ne s’intéresseraient pas à ces questions, ou n’auraient pas les compétences pour y prendre part. De par leur ancrage personnel et communautaire, les femmes de ce vivier amènent à la table de discussion une connaissance intime des réalités sécuritaires auxquelles font face les Sahéliennes et Sahéliens de la ville comme des milieux ruraux, lettrés comme analphabète, sédentaires comme nomades. En complément de la richesse de points de vue induite par la diversité de leur profil et la légitimité sociale qui en découle, le projet les accompagne dans le développement d’une expertise qui leur permette de lire les codes de la gouvernance de la sécurité, et d’acquérir ainsi une légitimité technique face aux porteurs d’uniforme. Enfin, ce vivier tend également à être un exemple, afin de faire reculer les idées reçues sur la capacité des femmes civiles à investir le champ des discussions publiques en matière de paix et de sécurité, ouvrant ainsi la voix à d’autres femmes, jeunes et moins jeunes, pour faire évoluer les pratiques vers une gouvernance plus inclusive et par conséquent plus à l’écoute et efficace, de la sécurité.

2.2      PROGRAMME DE FORMATION DES MEMBRES DU VIVIER

Afin d’acquérir les connaissances et compétences nécessaires afin d’assoir leur légitimité en tant qu’expertes en matière de sécurité, les membres du vivier bénéficieront d’une série de formations, organisés en plusieurs ateliers autour des thématiques suivantes :

  1. La gouvernance du Secteur de la sécurité
  • La sécurité humaine ;
  • L’analyse genre (outils fondamentaux) ;
  • Le secteur de la sécurité, la cartographie des acteurs et les cadres légaux ;
  • La gouvernance du secteur de la sécurité et les acteurs de contrôle interne et externe ;
  • Les principes et la programmation de la réforme du secteur de la sécurité ;
  • Des ateliers spécifiques sur les réformes sectorielles (police, forces armées, justice) avec participation et retours d’expérience de représentants de ces secteurs ;
  • L’élaboration, l’analyse et le suivi des politiques nationales de sécurité, avec cas d’étude spécifiques de pays ;
  1. Le leadership et la gestion des conflits
  • La gestion et la transformation des conflits ;
  • Le leadership féminin ;
  • L’art oratoire ;
  1. Le plaidoyer
  • Les techniques de plaidoyer ;
  • La gestion des rapports avec les décideurs du secteur de la sécurité ;
  1. Les techniques de facilitation de dialogue populations/forces de défense et sécurité.
  2. Les droits humains et le fonctionnement de la Justice au Mali, Niger et Burkina Faso.
  3. Des méthodologies d’enquêtes et d’évaluations, de collecte de données, d’analyse et écriture d’études et de rapports.

3       Compétences et Expériences

DDG et WANEP recherchent des consultant formateurs ayant de l’expertise dans une ou plusieurs thématiques précitées et ayant le profil suivant :

  1. Expérience professionnelle dans la mise en pratique des questions de genre dans les projets de développement et/ou la consolidation de la paix ;
  2. Fortes connaissances de la gouvernance inclusive et de la sécurité humaine ;
  3. Expérience prouvée dans la conduite et facilitation d’atelier de formation, plus spécifiquement sur le genre et la consolidation de la paix ;
  4. Expérience dans les méthodes participatives ou formation des adultes ;
  5. Excellentes compétences dans la conception et l’élaboration des outils de formations (modules, supports de formation, note de facilitations et rapports de formations) ;
  6. Excellentes compétences en rédaction et en communications en français ;
  7. Connaissance du contexte socio-culturel de l’Afrique de l’Ouest et/ou Sahel.

4       Comment postuler

Les personnes qui détiennent le profil requis doivent soumettre un dossier contenant :

  1. Lettre de motivation comprenant le domaine d’expertise pour lequel il/elle soumet sa candidature ;
  2. CV à jour qui démontre les aptitudes et expérience du/de la consultant.e ;
  3. Offre technique résumant la méthodologie et l’approche du/ de la consultant/e ;
  4. Offre financière détaillée, y compris les honoraires journalières.

 

Les dossiers de candidature seront envoyés à l’adresse suivante : recrutementdrc.mali@gmail.com

Note : Dans l’unique but de mener à bien les activités énumérées dans le présent document, DDG conserve une base de données d’experts et des formateurs ponctuels pour des collaborations correspondant à leur domaine d’activité. Les informations enregistrées servent uniquement nos objectifs internes : elles seront utilisées pour identifier les formateurs et formatrices potentiels selon les besoins du projet.