AMASSA                                                                    omaes

 

 

 

 

 

L’Association Malienne pour la Sécurité et la Souveraineté Alimentaire (AMASSA) et l’Œuvre Malienne d’Aide à l’Enfance du Sahel (OMAES)

 

 

 

 

Recrutent un(e) consultant(e) pour l’élaboration de 07 plans de contingence en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle prenant en compte les questions liées aux changements climatiques dans la Région de Ségou, le cercle de Kayes et les localités de M’Pèssoba, Sincina, Koumantou, Ouroun et Zangasso

 

 

 

 

 

 

Juin 2020

 

PARTENAIRE TECNIQUE ET FINANCIER

 

 

ICCO ROWA | Bureau Régional Afrique de l'Ouest

03 BP 250 Bamako 03-Mali | ACI 2000

TEL +223 20 29 31 13 web| www.icco.nl

 


CONTEXTE ET JUSTIFICATION

En 2020, la campagne agricole a été globalement moyenne à bonne au Mali avec des poches de baisse importante de productions dues à l’insuffisance pluviométrique, aux conflits intercommunautaires et autres formes d’insécurité ayant limité l’accès aux champs. Aussi, des pertes de superficies dues aux inondations, à la sècheresse et aux déprédateurs ont été enregistrées par endroits. Les perspectives de contre-saison sont moyennes à faibles.

Les pâturages et les conditions d’abreuvement du bétail sont bons à moyens dans l’ensemble excepté dans la bande Ouest du Sahel Occidental où un déficit important de biomasse avec dégradation rapide liée à la descente précoce des troupeaux, ont été observés. L’accès à certains pâturages reste limité dans les zones de conflit du centre et du nord du pays à cause de l’insécurité ; ce qui peut affecter négativement l’alimentation du bétail et par conséquent les productions animales.

L’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires est suffisant partout dans le pays en dépit des perturbations de flux liées à la situation sécuritaire instable et aux conflits intercommunautaires dans les régions de Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka, le Nord de celle de Ségou et de Koulikoro.  Les prix des céréales sont en baisse par rapport à ceux de l’année dernière à la même période et à la moyenne quinquennale sur les principaux marchés. La bonne disponibilité des productions, l’existence de stocks reports importants et la baisse de la demande présagent une évolution des prix inférieurs à similaires à la moyenne sur les principaux marchés d’approvisionnement. Les marchés à bétail sont bien fournis et la soudure pastorale normale est favorable au maintien des prix du bétail à un niveau proche à supérieur à la moyenne. Les termes de l’échange se sont améliorés en faveur des éleveurs grâce à la baisse des prix des céréales.

La situation nutritionnelle reste préoccupante dans le pays à cause entre autres des mauvaises pratiques alimentaires, de déficit alimentaire et de l’insécurité qui limite l’accès aux services sociaux de base et de la prévalence élevée des maladies liées aux mauvaises conditions d’hygiène. L’accès à l’eau potable reste limité dans bon nombre de localités du pays.

La récurrence des incidents sécuritaires et des conflits communautaires continue de perturber l’environnement socio-économique, l’accès humanitaire des ménages dans le centre et le Nord du Pays. La dégradation des moyens d’existence, les déplacements inhabituels de population et les inondations augmentent la vulnérabilité des ménages à l’insécurité alimentaire.

Par ailleurs, l'insécurité alimentaire récurrente continue d'affecter plusieurs centaines de milliers de personnes au Mali. Les risques naturels et le stress climatique présentent des menaces fondamentales à la sécurité alimentaire et la nutrition au Mali. Les événements météorologiques extrêmes et la variabilité climatiques menacent directement la sécurité alimentaire, en détruisant les récoltes ou en augmentant la prévalence des parasites et des maladies animales, et indirectement, en perturbant le transport, le stockage et les infrastructures des marchés que les gens utilisent pour accéder à la nourriture. Les catastrophes peuvent aussi aggraver la malnutrition en raison de la baisse de la disponibilité et de la diversité de la nourriture et de l'eau, ou de l'augmentation de la prévalence des maladies transmises par l'eau qui peuvent augmenter les besoins nutritionnels des personnes touchées. Les probabilités sont élevées que les changements climatiques puissent entraîner des sécheresses et inondations plus intenses et plus fréquentes qui pourraient augmenter la prévalence et la fréquence des épidémies, des maladies animales et des ravageurs avec plus d'impact négatif sur la sécurité alimentaire et la nutrition. La forte augmentation des catastrophes liées au changement climatique pourrait aussi déclencher des déplacements forcés ainsi que des tensions locales en raison de la concurrence sur les ressources limitées. Dans un tel contexte, investir dans le renforcement des capacités de la protection civile est un élément essentiel et une stratégie efficace pour le renforcement de la résilience des communautés afin de résister aux chocs et les absorber.

 

 

II.- Objectif de la mission

L’objectif général visé est d’élaborer les plans de contingence et de réponse par localité (1 pour Ségou, 1 pour Kayes, 1 pour la  commune de M’Pèssoba, 1 pour la  commune de Sincina, 1 pour la commune de Koumantou, 1 pour la commune de Ouroun et 1 pour la commune de Zangasso.

Les plans de contingence doivent être orientés sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et qui prennent en compte les questions liées aux changements climatiques.

De façon spécifique, il s’agira de:

  • Identifier et mettre en évidence les principaux risques liés à l'exécution des Plans de Contingence ;
  • Définir un plan de renforcement des communautés à faire face aux catastrophes naturelles afin de renforcer les plans de préparation et des réponses communautaires ;
  • Organiser des ateliers d’élaboration des plans de contingence par localité (Ségou, Kayes et Koutiala qui regroupera les 5 communes faim zéro),
  • Elaborer les plans de contingence et de réponse par localité (1 pour Ségou, 1 pour Kayes et 1 par commune faim pour Koutiala,
  • Proposer des mécanismes de suivi et d'évaluation desdits plans ;

 

Résultats attendu

  • Un plan de contingence est élaboré et adopté dans la Région de Ségou, le Cercle de Kayes, les localités de : M’Pèssoba, Sincina, Koumantou, Ouroun et Zangasso;
  • Un dispositif de réponse à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle est disponible dans la Région de Ségou, le Cercle de Kayes, les localités de : M’Pèssoba, Sincina, Koumantou, Ouroun et Zangasso;

 

Les produits attendus

- Sept (07) Plans de Contingence Communautaire multisectoriel basé sur les analyses des vulnérabilités, la collecte des données sur les aléas et risques identifiés dans les zones d’intervention sont élaborés et validés ;

- Un plan de renforcement des capacités locales pour face au risque de catastrophe est disponible ;

- Une note de synthèse de quatre (2-7) pages maximums et un power point sur la présentation sont disponibles.

 

Approche méthodologique indicative

Suivant une approche participative, procéder à l’examen des mécanismes de résilience communautaire à travers la connaissance des facteurs des risques et vulnérabilités. Les plans devront tenir compte de tous les documents stratégiques et sectoriels existants en matière de prévention, préparation et de réponse aux urgences face au risque de catastrophes naturelles. Lesdits plans devront en même temps tenir compte des perspectives de développement pouvant s’offrir aux zones cibles du projet. Aussi, l’approche méthodologique doit-elle se dérouler en phases, dont notamment:

 

Phase préparatoire

Durant cette phase, le consultant aura à présenter ses outils et procéder à la revue documentaire ayant trait à la thématique d’intervention. Ceci permettra de recadrer les besoins spécifiques de chaque localité;

 

Phase du déroulement

C’est la phase durant laquelle le/la consultant(e) se déploie sur le terrain pour les discussions avec les panels représentatifs de la communauté en l’occurrence le conseil régional, le conseil local et les conseils communaux. Il s’agira d’organiser un atelier de collecte de données qualitatives et quantitatives selon une approche participative au niveau communautaire.

 

Phase finale

Pendant cette phase, le/la consultant(e) élaborera les drafts des plans de contingence, qui seront partagés avec AMASSA et OMAES pour observation/commentaire/input et puis soumettra la version finale desdits plans et qui feront l’objet de validation

 

 

  1. Durée de l’étude

L’étude se déroulera en juillet et août pour une durée totale de  30 jours ainsi répartie :

 

-    Etape de la préparation de la mission qui dure trois (3) jours comporte les activités de

Briefing avec le commanditaire (AMASSA et OMAES et exploitation des documents

  • Etape terrain (15) jours : Ateliers d’élaboration des plans de contingences par localité et entretiens avec les acteurs terrain
  • Etape de l’analyse des données et rédaction du rapport provisoire Sept (7) jours
  • Revue interne du draft1 de rapport : Prise en compte des commentaires internes de AMASSA et OMAES qui va durer trois (3) jours
  • Finalisation et dépôt du rapport final (2 jours) au plus tard fin août 2020.
  1. Localisation des études

L’étude se déroulera à Ségou ; Kayes et dans les localités de  M’Pèssoba, Sincina, Koumantou, Ouroun et Zangasso 

 

QUALIFICATION ET EXPERTISE REQUISES DU CONSULTANT

  1. a) Diplôme
  • Diplôme Universitaire de niveau Master 1 ou 2 en sciences sociales, développement communautaire, développement rural,
  1. b) Expérience professionnelle
  • Expérience significative d’au moins 10 ans en résilience/moyens d’existence/sécurité alimentaire/ protection sociale/Réduction des Risques et Catastrophes (RRC) ;
  • L’expérience dans les pays du Sahel sera un atout ;
  • Expérience prouvée dans la conduite des activités humanitaires avec des connaissances solides en matière de préparation, d’analyse des risques et les systèmes communautaires d’alerte précoce,
  • Excellentes capacités d´analyse, de synthèse et excellentes compétences rédactionnelles en Français.
  • Avoir une bonne aptitude en communication et en rédaction de documents.
  • Une expérience des dispositifs de prévention et de gestion des crises alimentaires, d’alerte précoce et des systèmes de collecte et d’analyse des données des services de statistiques nationaux ;
  • une connaissance des programmes de réduction des risques ;
  1. c) Compétences et aptitudes
  • Bonnes aptitudes interpersonnelles et de travail en équipe ;
  • Excellentes capacités de communications rédactionnelles ;
  • Avoir des capacités d’adaptation à travailler en milieu rural ;
  • Bonne maîtrise des outils informatiques (Ms Office, etc.).

 

CONTENU DES SOUMISSIONS

  1. a) Une proposition technique comprenant une note explicative sur la compréhension des TDRs et les raisons de la candidature ; une brève présentation de l’approche méthodologique et de l’organisation de la mission envisagée ; CV incluant l'expérience acquise dans des projets similaires et 3 références avec leurs contacts ;
  2. b) Une proposition financière

La proposition financière doit être soumise et libellée en FCFA.

Afin de faciliter la comparaison des offres financières par le service demandeur, il est recommandé aux candidat(e)s de fournir une ventilation du montant proposé. Le/La candidat(e)s doivent spécifier dans cette ventilation budgétaire les honoraires et tous les coûts associés, en tenant compte du nombre de jours de travail prévus, ainsi que du nombre de jours sur le terrain, conformément à ce qui aura été décrit dans la proposition technique.

 

Dépôt des soumissions

Le dossier de candidature doit comprendre :

  • Une offre technique ;
  • Une offre financière.

Les offres (technique et financière) doivent parvenir au consortium AMASSA/OMAES avec la mention « Elaboration et adoption des plans de contingence dans la Région de Ségou, le Cercle de Kayes, les localités de : M’Pèssoba, Sincina, Koumantou, Ouroun et Zangasso » au plus tard le 27 juin 2020 à 16H00 à l’adresse suivante :

msinaba@omaes.org