EMPLOI :

Séance de travail entre l'ANPE, l'ACODEP et les bénéficiaires à Karan et élus locaux de Kangaba
(de dos sur la photo de gauche, Cheichna Touré et Iba N'Diaye face au Maire de la localité)
Téguécoro (cercle de Kangaba), Bougouni et Dioïla ont été le théâtre, il y a une dizaine de jours d’une série de remises de matériels aux jeunes ruraux par le projet Appui aux collectivités décentralisées pour un développement participatif (Acodep). Les cérémonies se sont déroulées en présence notamment du coordinateur national du projet Cheickna Touré, des représentants des formateurs et des bénéficiaires accompagnés de leurs parents.
A Téguécoro 7 jeunes dont 3 filles ont opté pour la filière agriculture/maraîchage et arboriculture. A Bougouni comme à Dioïla, seul un jeune garçon a opté pour ce pôle de formation. Ces deux (2) bénéficiaires ont reçu chacun deux rouleaux de grillage, une brouette, un arrosoir, une binette, des sacs d’engrais (urée, DAP et complexe coton), des pesticides, des paquets de semences maraîchères, une pelle, un sécateur, un greffoir, un pulvérisateur.
Le programme couvre les cercles de Kita, Bougouni, Kangaba, Dioïla, Koulikoro et Kati et initie des actions pertinentes et adaptées aux objectifs recherchés par la politique nationale de promotion de l’emploi dans notre pays.
L’Acodep a mis en service 98 Centres d’éducation pour le dévéloppement (CED) pour des jeunes, garçons et filles déscolarisés ou pas scolarisés dans ses zones d’intervention. Il les aide à trouver des emplois rémunérateurs, après les avoir formés dans certains créneaux comme l’agriculture, le marîchage et l’arboriculture, la santé et la mécanique auto.
Elles sont 19 filles à Bougouni contre seulement 2 à Dioïla à avoir opté pour le pôle santé/matrone. Chacune d’elles a reçu un tensiomètre, un spéculum, un thermomètre, un tube tétracycline, un flacon d’alcool, un rouleau de fil à ligature, de bande de coton, une pince coupante, une paire de ciseaux, des gants, un paquet de compresses et de lames neuves, des seringues et des morceaux de savon.
Dans la filière mécanique/moto, 2 jeunes à Bougouni, 4 à Téguécoro et une quinzaine à Dioïla ont reçu leur matériel de travail.
L’équipement se compose entre autres, d’une table pour disposer les outils, d’une caisse à outils, des trousseaux de clés mixtes, à douille, à pipe, à laine, de multiples pinces, de tournevis, de marteaux, de scies métalliques, d’étaux, etc.
Le coordinateur national de l’Acodep Cheickna Touré a adressé ses félicitations aux finalistes et a exhorté les mairies à s’investir pour l’emploi des filles, tout en demandant aux époux de celles qui sont déjà mariées de laisser leurs femmes exercer librement leur métier.
Aux jeunes garçons de Dioïla, Cheickna Touré a conseillé plus de persévérance.
Dioïla étant une zone où l’on trouve beaucoup de motos à réparer. Cela représente une opportunité de travail à saisir. « De façon générale, les opportunités d’emploi saisi offertes par Acodep doivent permettre de fixer les jeunes dans leurs villages et leur éviter l’exode », a souligné le coordinateur national du projet. Il a rappelé que les tous premiers élèves de CED formés par le projet n’ont pas eu la chance d’être formés pour l’exercice d’un métier et que certains d’entre eux sont devenus des maires, des conseillers municipaux et d’autres sont même candidat aux prochaines élections législatives. Cheickna Touré a promis que sa structure s’investira davantage pour la formation des finalistes qui sont sur la liste d’attente.
De 2002 à maintenant, l’Acodep a alphabétisé 4000 jeunes garçons en bamanan dans 98 Centres d’éducation pour le développement (CED). Il a identifié plus d’une dizaine de pôles de formation professionnelle dans lesquels plusieurs jeunes ruraux ont été formés. A la date d’aujourd’hui 837 finalistes des CED ont reçu des formations dans les domaines divers comme l’agriculture/maraîchage et l’arboriculture, la menuiserie bois, la forge métallique, la mécanique-moto, la santé/matrone, l’apiculture, l’aviculture, l’embouche ovine, la petit commerce, la maçonnerie, la couture/broderie etc.
SOURCE : L’Essor




