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DEVELOPPEMENT DE L'ELEVAGE AU MALI :

DES GENITEURS AUX QUALITES CONFIRMEES.

Par anpe-mali • Actualités • Mardi 12/12/2006  • Lu 3075 fois

Le Mali est au stade de la première génération des biotechnologies de la reproduction c’est-à-dire l’insémination artificielle. Facteur fondamental du progrès génétique, elle peut alors jouer un rôle déterminant dans ce processus, en permettant de diffuser des géniteurs aux qualités confirmées dans des régions où l’organisation des contrôles de performance et le test sont difficiles à réaliser.

Environ 6.000 inséminations artificielles ont été réalisées depuis 1980, dont 80% dans la zone périurbaine de Bamako et 20% hors zone (Mopti, Ségou, Kayes et zone CMDT).

De 1990 (date de lancement périurbaine) à 1997, les réalisations en matière d’IA ont évolué en dents de scie jusqu’à 1993 date à partir de laquelle on a enregistré une progression continue.

L’amélioration génétique des bovins par le biais du croisement est possible dans les conditions du Mali. Dans les conditions actuelles du milieu (alimentaire et sanitaire) l’importation des races pures exotiques sur pieds n’est pas judicieux, donc, l’insémination artificielle est la voie la moins coûteuse.

Toutefois, l’inexistence et ou la non application des textes législatifs et réglementaires constituent également une contrainte pour l’amélioration génétique. L’insémination artificielle est de loin la technologie dont le rapport qualité prix est le plus intéressant. Le recours à l’IA doit se faire dans le cadre d’un plan national de développement de l’élevage et être conçu essentiellement dans un objectif d’accroissement de la productivité du cheptel.

Pour cela, il faut assurer l’implication de tous les acteurs (l’Etat, les partenaires au développement, les éleveurs, les Chambre consulaires…) dans l’élaboration d’un contrat programme et d’un plan d’action national d’amélioration génétique, avoir une politique nationale en terme de soutien au développement de l’industrie des aliments de bétail et avoir une politique de production ou de commercialisation des produits vétérinaires (médicaments et autres produits) afin d’en réduire les coûts. Et créer des organisations professionnelles  capables de protéger leurs races autochtones à travers des stations d’élevage.

SOURCE : L’Essor n°15849 du mardi 12 décembre 2006